Passer de la société du jetable à celle du durable

ecoDe l'économie linéaire à l'économie circulaire

La conception de tout nouvel objet est guidée par la perspective de sa réutilisation future. Les biens, arrivés en fin de vie, sont vus comme un potentiel dans l’économie circulaire et non plus comme des déchets dont il faudrait se débarrasser.

L'entreprise envisage la production comme une boucle, et non plus de façon linéaire (« produire, utiliser, jeter »). Cette forme de régénération n'est pas sans rappeler les écosystèmes naturels.

Dans cet esprit, de nombreuses collectivités publiques à travers le monde ont choisi de transformer leurs déchets ménagers en énergie. C’est le cas du SYDED dont la totalité des ordures ménagères collectées sur le territoire est incinérée sur la Centrale Energie Déchets de Limoges Métropole pour être valorisée en énergie, alimentant ainsi le réseau de chauffage urbain. Dans d’autres secteurs, les ordures ménagères résiduelles, après une simple fermentation, peuvent produire du biogaz ou encore du carburant pour véhicules écologiques.

Produire et consommer autrement

L’objectif de l’économie circulaire est ambitieux : il s’agit de modifier toutes les étapes du cycle économique, de la production de biens et services jusqu’à leur usage.
La conception de produits recyclables et réparables devient la règle, en opposition à l’obsolescence programmée. Finies les machines à laver qui tombent en panne un jour après la fin de la garantie, sans espoir de rafistolage !

L’objectif est de faire en sorte que les objets qui nous entourent soient pensés pour consommer moins d’énergie et intégrer nos propres déchets, bref, pour durer. Les déchets des uns deviennent la matière d’une autre entreprise. Mais aussi l’objectif est que les modes de consommation se voient aussi bouleversés par la mutualisation et/ou la réutilisation.

Un appui législatif et des ambitions nationales

Le 10 février 2020, le Président de la République a promulgué la loi n° 2020-105 relative à l’économie circulaire et à la lutte contre le gaspillage.
Cette loi contient des dispositions importantes concernant le gaspillage alimentaire, la lutte contre le suremballage, l’amélioration de l’information du consommateur, la création d’un fonds de réemploi et d’un fonds de réparation, la réduction de la production des plastiques à usage unique, la lutte contre les micro plastiques, l’exemplarité de l’État en matière d’économie circulaire, la lutte contre les dépôts sauvages ou encore l’amélioration de la prise en charge et la valorisation de l’ensemble des déchets du bâtiment.

Cette loi indique également que la France se donne pour objectif d’atteindre un taux de collecte pour recyclage des bouteilles en plastique pour boisson de 77 % en 2025 et de 90 % en 2029.
C’est un point essentiel de la loi qui incite notamment les collectivités territoriales à atteindre ces objectifs ambitieux de collecte des bouteilles en plastique grâce à l’extension des consignes de tri. Le SYDED a d’ailleurs élargi ses consignes de tri le 1er juillet 2020 à tous les emballages.